Que dit la loi sur le repos hebdomadaire et les jours fériés

Date:

Le travail est une condition indispensable au développement harmonieux et complet d’un individu. A l’occasion d’une relation de travail, le lien de subordination qui existe entre un employé et son employeur implique, un encadrement rigoureux qui doit permettre au salarié de cesser toute activité au profit d’un repos hebdomadaire ou chômé en raison d’une fête.

Que dit la loi ?

Le problème du repos hebdomadaire et des jours fériés est posé par le code de travail gabonais en son chapitre sixième éponyme.

Que dit la loi à propos du repos hebdomadaire ?  

Il faut se référer à l’article 183 alinéa 1er du Code du travail,  lequel dispose que :

« Le repos hebdomadaire est obligatoire. Il est au minimum de vingt-quatre heures consécutives par semaine. Il a lieu en principe le dimanche »

Eu égard à cette disposition, il faut donc comprendre qu’il est interdit aux employeurs d’une part, d’occuper un salarié plus de 6 jours par semaine, d’autre part, de consacrer une durée minimale de 24h consécutives de repos en principe le dimanche.

Nonobstant le fait que la durée légale du travail soit fixée à quarante (40) heures par semaine et répartie sur cinq jours allant du lundi au vendredi, le décret n°728/PR/MTEFP du 29 juin 1998 fixant la répartition de la durée hebdomadaire du travail  énonce en son article 3, une liste non exhaustive des domaines pouvant déroger à cette répartition hebdomadaire. Ce qui de ce fait, laisse entendre que la loi n’interdit pas expressément le travail dominical.

Que dit la loi à propos du repos des jours fériés ?

Le Code du Travail n’énumère pas les jours fériés.  C’est au Ministre en charge du travail que revient cette charge. En effet aux termes de l’article 184  du Code du Travail :

« Un décret pris sur proposition du ministre chargé du travail fixe la liste des jours fériés et les modalités de rémunération ou de récupération des heures de travail effectuées ces jours ».

C’est donc le décret n°727/PR/MTEFP du 29 juin 1998 qui règlemente les jours fériés en République gabonaise.

L’article 2 dudit décret dispose que :

«  Les fêtes légales en République gabonaise sont les suivantes :

– Le nouvel An,

– Pâques et lundi de Pâques,

– La fête du travail,

– Pentecôte et lundi de Pentecôte,

– L’Assomption,

– La Fête nationale,

– La Toussaint,

– La fête de Noel,

– L’Al fytiri ou fête du Ramadan,

– L’Aïd el kébir ou fête du mouton.

La Fête nationale comprend les dates du 1- et 17 août ».

Selon l’article 5 du décret précité, ces jours sont tous chômés et payés, c’est-à-dire qu’ils donnent lieu au maintien du salaire et ne sont pas récupérables.  


En savoir plus sur Que Dit La Loi

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Harold Leckat
Harold Leckathttps://queditlaloi.com/
Juriste, fondateur de Que Dit La Loi

2 Commentaires

  1. Bonjour monsieur je salue d’abord le travail que vous faites pour mettre à la disposition des gabonais qui veulent s’instruire ces explications éclairées sur la thématique du Travail… Et grâce à vous je m’instruis chaque fois que je visite votre site

Laisser un commentaire

Share post:

Subscribe

Plus de lecture
Related

Le changement de l’option matrimoniale en droit gabonais de la famille : de l’apparition du spectre errant d’une conception inégalitaire des rapports entre conjoints

Le droit gabonais permet-il réellement aux époux de changer d’option matrimoniale après la célébration du mariage ? Derrière cette question se cache une problématique plus large, à la croisée du droit civil, des traditions coutumières et du principe d’égalité entre les époux. À travers une analyse approfondie du Code civil gabonais, cet article revient sur les conditions du passage de la monogamie à la polygamie, ses conséquences juridiques et les contradictions que révèle encore aujourd’hui le droit de la famille gabonais.

La centrale d’achat du Gabon : de quoi parle-t-on juridiquement ?

Présentée comme un outil de lutte contre la vie chère, la Centrale d’achat du Gabon (CEAG) suscite autant d’espoirs que d’interrogations. Mais juridiquement, qu’est-ce qu’une centrale d’achat ? Sur quel fondement repose-t-elle réellement ? Entre commande publique, société d’économie mixte, transparence des marchés publics et risques de distorsion de concurrence, cet article revient sur le cadre juridique, le fonctionnement concret et les enjeux soulevés par la mise en place de la CEAG.

Statut du maire : qui peut le remplacer et dans quelles conditions ?

La démission du maire de Libreville a été suivie, en quelques jours, de l’élection d’un nouveau maire par les conseillers municipaux. Une séquence rapide, qui a pu surprendre. Faut-il pour autant y voir un simple choix politique interne, ou l’application d’un mécanisme prévu par la loi ? En réalité, le remplacement d’un maire obéit à des règles précises, souvent méconnues, qui tiennent à la manière même dont les communes sont organisées en droit gabonais.

Le nouveau cadre normatif de l’usage des réseaux sociaux au Gabon : quel impact pour les usagers ?

Le Gabon s’est doté en 2026 d’un cadre juridique inédit pour encadrer l’usage des réseaux sociaux. Entre fin de l’anonymat, responsabilité accrue des utilisateurs et nouvelles obligations pour les plateformes, ce texte ambitionne de réguler un espace numérique longtemps perçu comme hors de contrôle. Mais face à la rapidité des échanges, à l’essor de l’intelligence artificielle et à des pratiques profondément ancrées, cette régulation peut-elle réellement produire les effets attendus ?

En savoir plus sur Que Dit La Loi

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture