Depuis le 13 janvier 2025, le Syndicat national des magistrats du Gabon (SYNAMAG) maintient une grève illimitée, dénonçant l’inaction du gouvernement face à leurs...
La Cour Internationale Islamique de Justice, organe à vocation juridique et religieuse, repose sur la charia islamique. Son adhésion par le Gabon soulève des questions majeures, notamment sur la compatibilité avec la Constitution laïque du pays et le principe d’égalité entre citoyens, au cœur du débat juridique et politique actuel.
Avec l’essor fulgurant du commerce électronique, le Gabon vit une transformation majeure de ses habitudes de consommation. Cette mutation, portée par des plateformes locales...
L’embauche d’un salarié étranger au Gabon est soumise à des règles strictes que l’employeur se doit de respecter au risque d’engager sa responsabilité et...
Des médias libres, indépendants et pluralistes et bénéficiant de la liberté d'information sont indispensables au bon fonctionnement de la démocratie. Reconnaître une certaine liberté...
Le Gabon s’est doté en 2026 d’un cadre juridique inédit pour encadrer l’usage des réseaux sociaux. Entre fin de l’anonymat, responsabilité accrue des utilisateurs et nouvelles obligations pour les plateformes, ce texte ambitionne de réguler un espace numérique longtemps perçu comme hors de contrôle. Mais face à la rapidité des échanges, à l’essor de l’intelligence artificielle et à des pratiques profondément ancrées, cette régulation peut-elle réellement produire les effets attendus ?
Le conseil successoral occupe aujourd’hui une place centrale dans l’organisation des successions au Gabon. Réformé en 2015 pour mieux encadrer la gestion des biens du défunt, il devait apporter plus de clarté et limiter les conflits familiaux.
Dix ans après, le bilan apparaît plus nuancé. Entre cadre juridique clarifié et difficultés persistantes dans sa mise en œuvre, le dispositif révèle un décalage entre les exigences du droit et les réalités familiales.
La réforme a-t-elle réellement permis de résoudre les difficultés qu’elle entendait corriger ?
La réforme du Code de la nationalité gabonaise, issue de l’ordonnance du 26 février 2026, modifie en profondeur plusieurs mécanismes du droit de la nationalité.
Allongement des délais, nouvelles exigences en matière de naturalisation, encadrement renforcé du mariage, restriction du droit du sol, introduction de la notion d’« ascendance autochtone » : le texte intervient à différents niveaux, et ne se limite pas à un simple ajustement des règles existantes.
L’analyse du nouveau Code conduit ainsi à s’interroger sur l’évolution des conditions d’accès à la nationalité, mais aussi sur la manière dont le droit organise désormais l’appartenance à la communauté nationale.
La suspension des réseaux sociaux décidée par la Haute Autorité de la Communication a immédiatement soulevé des interrogations juridiques majeures, notamment au regard des atteintes portées à la liberté d’expression et au droit à l’information.
Saisies de cette décision, la Cour constitutionnelle puis le juge judiciaire se sont pourtant déclarés incompétents pour en connaître. Une double incompétence qui interroge.
Comment expliquer que des juridictions investies, en principe, de la protection des droits et libertés fondamentaux refusent d’examiner une telle mesure ? À quel juge revient alors le contrôle de la légalité d’une décision administrative de cette nature ?