Alors que le principe d’égalité fonde l’accès à la fonction publique gabonaise, sa mise en œuvre soulève de sérieuses interrogations à l’ère de la Ve République. Vianney Essono Nseme explore le décalage entre les engagements juridiques du Gabon, la disparition de la DDHC du bloc de constitutionnalité, et une réalité marquée par les dérogations et les inégalités persistantes.
La Cour suprême britannique a récemment affirmé que la définition légale d’une femme repose sur le sexe et non sur le genre. Si ces questions occupent une place croissante ailleurs, elles restent largement absentes du droit gabonais, dans une société encore fortement ancrée dans des repères traditionnels et culturels.
En période électorale, le paysage associatif gabonais a vu une explosion de nouvelles structures. Leur rôle dans la campagne soulève une question cruciale : agissent-elles comme des partis politiques sans en avoir le statut ? Terence Asseko et Reine Emylie Mbina reviennt sur ce flou juridique à la croisée du droit des associations et de la régulation politique qui soulève des interrogations sur la sincérité démocratique et sur la nécessité d’une réforme du cadre légal.
Le Décret n°0150/PR/MTLCC du 21 mars 2025, publié le 6 avril 2025, régule l'emploi des travailleurs étrangers dans les entreprises gabonaises en instaurant des quotas pour les différentes catégories professionnelles. Quel impact cela aura-t-il pour les entreprises, notamment les PME ? Découvrez les nouvelles règles et les enjeux de ce décret.
Quels congés pour les fonctionnaires ?
Le Décret n°0133/PR/MFPRC du 18 mars 2025 encadre désormais les congés des agents publics de l'État. Congé annuel, maladie, maternité, convenance personnelle… découvrez ce que dit la loi sur les droits des fonctionnaires en matière de congé.
En janvier 2026, l’Archidiocèse de Libreville a procédé à l’érection d’un tribunal ecclésiastique de première instance. L’annonce de cette institution a suscité interrogations et réactions, certains y voyant l’instauration d’une justice religieuse parallèle, d’autres s’interrogeant sur sa compatibilité avec le principe constitutionnel de laïcité de l’État gabonais.
Cette actualité appelle surtout une clarification juridique. Que peut juger un tribunal ecclésiastique ? À qui s’impose-t-il ? Et comment s’articule-t-il avec les juridictions de l’État dans un pays constitutionnellement laïque ? Autant de questions qui méritent d’être éclairées à la lumière du droit, au-delà des perceptions et des inquiétudes nourries par le débat public.
Ces derniers jours, la question de l’engagement syndical a ressurgi avec force dans le débat public gabonais. Arrestations, prises de position, réactions contrastées : l’actualité sociale a remis sur le devant de la scène le rôle et la place de certains acteurs syndicaux, y compris ceux ayant quitté la vie active.
Cette actualité invite surtout à poser une question de droit : un retraité peut-il encore participer à l’action syndicale des actifs ? Entre liberté syndicale, représentation professionnelle et droit de grève, le droit gabonais encadre strictement les conditions dans lesquelles un tel engagement demeure juridiquement possible.
Le dépôt et le retrait d’une plainte sont-ils vraiment gratuits au Gabon ?
Malgré la clarté du droit, des pratiques contraires persistent sur le terrain. À travers le rappel opéré par le procureur général Eddy Minang, cet article revient sur le fondement juridique de la gratuité des plaintes, les dérives observées dans la pratique, et les pistes permettant de renforcer l’application effective de ce principe essentiel d’accès à la justice.
Face à la recrudescence des violences, l’idée d’un retour à l’application de la peine de mort au Gabon refait surface.
Derrière cette tentation sécuritaire se posent pourtant de graves questions constitutionnelles, internationales et démocratiques.
Cette analyse juridique revient sur les enjeux réels d’une telle mesure, révélatrice moins d’une solution que de l’échec de l’appareil juridico-répressif.